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Jean-Paul Riopelle

MSL 1939-1941

Jean-Paul Riopelle est le plus connu et le plus « internationnal » des artistes québécois de l’après-guerre. Né à Montréal le 7 octobre 1923, il fit une partie de ses études secondaires au Mont-Saint-Louis. En 1941, il  fait sont entrée à  Polytechnique où il débute sa formation en génie avec des cours en architecture et en photographie.  

Riopelle se passionne pour le dessein depuis son tout jeune âge. Son père, qui a des talents artistiques, lui fait suivre des cours de dessein et de peinture pendant une dizaine d’années auprès d’un maître montréalais, Henri Bisson. En 1942, le peintre du dimanche, comme il se décrit lui-même, recherche une formation plus académique et s’inscrit à l’École des beaux-arts de Montréal.  Déçu par l’approche conventionnelle de l’École, il passe à l’École du meuble qui le diplôme en 1945. Il y fait la rencontre de Paul-Émile Borduas qui sera décisive dans sa vie d’artiste. À son contact, Riopelle s’initie à la peinture abstraite. Autour de Borduas et de Riopelle, se crée un groupe de peintres appelés les « automatistes ».  Avec ceux-ci, il signe le « Refus global », manifeste écrit par Borduas pour libéraliser le monde de l’art, entravé par les idées convenues de l’époque. En 1948, à l’âge de 24 ans, il s’établit à Paris.  L’atmosphère du Paris artistique de l’après-guerre rejoint son besoin de liberté et d’aventure. En 1949, il fait la rencontre de André Breton et fréquente le groupe des « Surréalistes ».  Il présente sa première exposition personnelle la même année. Sa carrière prend alors une direction nouvelle et devient rapidement internationale. Son œuvre l’élève au rang des géants de la peinture contemporaine.  Riopelle garde son pied-à-terre en France jusqu’en 1989, même s’il ne perd jamais le contact avec le Québec. En 1990, Riopelle revient pour de bon dans la Belle province. De plus en plus, la nature s’impose dans sa production qui emprunte à une multitude de techniques nouvelles.

Le catalogue de Riopelle comprend plus de 1580 productions dont plusieurs s’imposent comme des chefs-d’oeuvre : les peintures dites  Grandes mosaïques, la série des Icebergs, des hiboux et celle des Oies blanches ainsi que l’Hommage à Rosa Luxemburg.

En 1969, Riopelle reçoit l’Ordre du Canada et en 1988, il est nommé Officier de l’Ordre national du Québec. Jean-Paul Riopelle meurt à l’Île aux Grues en 2002. On tient en son honneur des funérailles nationales.

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